Vers des finances publiques résilientes : évaluation nationale des risques budgétaires dans les secteurs d’infrastructures essentielles au Népal
Le Népal fait face à des risques budgétaires liés aux catastrophes, dus à la fragilité de son environnement himalayen et à sa vulnérabilité aux aléas climatiques. Les séismes, inondations et glissements endommagent les infrastructures, déplacent les populations et pèsent sur les finances publiques. Le séisme de Gorkha en 2015 a causé des pertes de 71 milliards de dollars, et les récentes catastrophes ont coûté plusieurs centaines de millions de dollars pour la reconstruction.
Les pertes annuelles moyennes sont de 325 millions de dollars pour les séismes et de 220 millions pour les inondations. La modélisation indique que les secteurs de l’énergie et des transports sont les plus exposés, seuls les glissements de terrain causant des pertes de plus de 101 millions. Le financement actuel, d’environ 35 millions au niveau national, avec des réserves faibles et la ligne de crédit de 150 millions de la Banque mondiale, reste insuffisant, surtout lors d’événements majeurs.
Le rapport propose une stratégie de financement fondée sur différents types de risques, le renforcement des réserves face aux catastrophes, l’investissement dans des infrastructures résilientes et l’amélioration des données régionales, afin de maintenir la stabilité budgétaire et le progrès.
Le saviez-vous ?
- Les catastrophes accroissent fortement les dépenses publiques, ce qui exerce des pressions budgétaires immédiates.
- Les infrastructures énergétiques et de transport présentent les risques de pertes récurrentes les plus élevés.
- Les mécanismes actuels de financement des catastrophes sont insuffisants face aux événements catastrophiques majeurs.
- Le changement climatique aggravera les aléas et fragilisera les budgets à long terme.
- Adopter un financement à plusieurs niveaux de risque, fondé sur des réserves, des assurances et des instruments de crédit contingents.
- Investir dans des infrastructures résilientes et améliorer les données pour une planification fondée sur les risques.




