L’Inde fait face à une hausse des risques budgétaires, accentuée par plus de 300 catastrophes majeures survenues dans le pays entre 2000 et 2019. Elles ont touché 1,2 milliard de personnes et causé près de 80 000 morts.
Ce rapport évalue les répercussions des catastrophes sur les finances publiques, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports, et examine le cadre de financement des risques de catastrophe en Inde. Les catastrophes augmentent les dépenses publiques d’environ 0,17 % du PIB. Les événements extrêmes peuvent accroître la dette de plus de 200 milliards d’INR et les dépenses publiques de près de 100 milliards d’INR. Les inondations, les cyclones, les glissements de terrain et les séismes constituent les principaux risques pour les infrastructures essentielles, et le changement climatique devrait aggraver les pertes. Bien que l’Inde ait renforcé ses mécanismes de financement, notamment le Fonds national d’intervention en cas de catastrophe (NDRF) et les Fonds d’intervention en cas de catastrophe des États (SDRF), les pertes futures liées aux catastrophes pourraient dépasser les ressources disponibles.
Le rapport recommande d’investir dans des infrastructures résilientes, de mettre en place des mécanismes de financement à l’avance, d’améliorer la qualité des données et la modélisation des risques, de renforcer les dispositifs d’assurance et de transfert des risques, ainsi que d’intégrer les risques de catastrophe à la planification budgétaire.
Le saviez-vous ?
- Les catastrophes alourdissent les dépenses publiques et fragilisent les finances de l’État.
- Les principales menaces pour les infrastructures essentielles sont les inondations et les cyclones.
- Le changement climatique devrait accroître les pertes économiques dues aux catastrophes.
- Les fonds actuellement consacrés à la gestion des catastrophes pourraient ne pas suffire en cas d’événements extrêmes.
- Investir dans des infrastructures résilientes permet de réduire, à long terme, les coûts de relèvement et de reconstruction.
- Renforcer les mécanismes de financement des risques améliore la préparation aux catastrophes et la résilience budgétaire.




